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Envie de café

Retour à l'arbre

Comme je regrette la bonne odeur du café ! Ce goût sucré-amer que je porte à mes lèvres et manque de me brûler lorsqu’il est encore chaud… Il m’est déjà arrivé plusieurs fois de me faire avoir quand je me précipite trop vite pour consommer ma tasse de café. Mais une fois le liquide ingéré dans mon corps, j’en oublie la douleur de ma langue engourdie. J’apprécie la chaleur qui me monte jusqu’aux joues. Je transpire assez facilement, c’est donc difficile pour moi de cacher mon excitation. Et mon cœur qui s’emballe et se met à palpiter au point de se serrer tellement fort que je n’arrive plus à respirer… Je finis par regretter instantanément après coup.

Mocha, cappuccino, café latté, café serré, expresso, décaféiné ; avec sucre, sans sucre, crème fouettée, saupoudré de cannelle ; sur place, à emporter, chez les amis, à la maison ; brésilien, vietnamien, laotien, ivoirien, éthiopien ; peu importe, j’adore le café. J’adore la sensation que me procure le café : cet état d’euphorie au début quand tu attends de le recevoir, cette angoisse au moment où tu t’apprêtes à le boire, et la satisfaction une fois que tu l’as consommé. À noter toutefois, quand je vais au Starbucks, je prends toujours le même type : « Un moccha Tall praliné, arôme noisette, nappage chocolat avec crème fouettée, s’il vous plaît ! ». On voit que je suis une habituée. Et au vu de la contenance de la boisson, vous pouvez imaginer que ce n’est ni bon pour mon poids, ni bon pour mon cœur ! Mais je ne peux pas m’en empêcher. Je choisis toujours la même formule, encore et encore. L’homme est un animal de routine. On cherche à répéter le même schéma, encore et encore. Même si c’est mauvais pour soi et qu’il faudrait tenter d’en sortir. Il m’arrive de m’ouvrir à d’autres expériences gustatives, qui sont bien meilleures pour moi. Il paraît qu’on est toujours attiré par ce qui nous fait du mal. On serait conditionné à être masochiste des sentiments.

J’ai tellement envie d’agir. De me sentir vivante. De succomber à la tentation et de tout envoyer en l’air. Tout ce cadre parfait que j’ai réussi à construire, je serais prête à tout remettre en question. Mais je sens que c’est perdu d’avance. J’ai repéré les signes et je connais déjà la fin si je fais ce choix. Comment faire lorsqu’on est éternellement insatisfaite ? Comment se contenter du bonheur, « ces courts instants qu’il faut savourer » comme disait ma tante citant mon grand-père, lorsqu’on broie constamment du noir et qu’on répète les erreurs du passé ?

…J’ai tellement envie de café.

A suivre

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