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Le dédale souterrain

Retour à l'arbre

« Hardi, jeune fille. C’est notre salut, empruntons cette route sans attendre. Elle nous permettra de rejoindre notre camp de base ! » intima le Commandant Fulton. Comme il n’avait pas ouvert la bouche depuis longtemps, Aurore avait presque fini par oublier sa présence. Mais c’était toujours dans ce genre de situations qu’il se révélait d’un secours précieux, là où ses autres compagnons demeuraient interdits.

L’entrée du souterrain semblable à une grande bouche prête à l’avaler fit hésiter la petite encore un instant. Mais avait-elle vraiment un autre choix ? Toute retraite était coupée par un violent rideau de pluie. Resserrant sa prise sur ses invités détrempés, elle prit une grande inspiration et posa le pied sur la dalle de pierre qui émit à ce contact un léger scintillement dont le miroitement sembla se propager aux dalles avoisinantes tel les rides sur l’eau d’un lac troublé par le ricochet d’un caillou. Un second pas confirma le phénomène et fit s’arrêter notre intrépide héroïne. Était-ce un piège ? En soulevant et reposant son pied sur la roche à plusieurs reprises, à la manière de ces vacanciers déposant à grand renfort de précaution un orteil frileux dans l’Océan printanier, elle constata soulagée qu’elle ne ressentait aucune chaleur, picotement ou douleur particulière sous la semelle de son soulier vernis. A priori, la lumière ne représentait aucune menace imminente. Mais c’était peut-être une ruse pour faire taire sa méfiance. Ms Angus lui avait lu de nombreuses histoires où l’héroïne tombait bêtement dans un piège, faute d’avoir suffisamment réfléchi. Mais c’était tellement plus amusant de foncer tête baissée vers l’aventure. Les grandes personnes ne comprenaient décidément rien à rien.

Oubliant toute réserve, elle se mit à courir en riant à gorge déployée dans l’espoir de repousser les ombres. Ses éclats de rire se répercutèrent sur la voûte des arches de pierre du souterrain. Chacune de ses foulées produisaient une note cristalline et sa cavalcade se mua en mélodie. Elle ne l’entendit pas tout de suite toute occupée à rire qu’elle était mais elle n’échappa pas à l’ouïe fine de Sally.

-Chut, demanda-t-elle de sa voix fluette qui savait se faire autoritaire quand il le fallait. Entendez-vous cette musique. Il me semble la reconnaître !

Aurore stoppa sa course et tendit l’oreille tout en fermant les yeux pour saisir le dernier son qui s’évanouissait dans l’air. Quand son esprit le saisit, une odeur caressante de miel et de fruits sauvages chatouilla le nez délicat de la jeune fille, tout en l’emplissant toute entière d’une chaleur bienveillante. Elle connaissait effectivement cet air ; c’était celui de la berceuseque lui chantait maman avant de s’endormir…

A suivre

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