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Numéro deux

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N°2

A peine posée sur la table, la bouteille commença à circuler. Florian fut le premier à se servir un grand verre, rempli à ras bord. Maxime qui se trouvait à ses côtés lui donna un léger coup de coude, son ami comprit le message et le liquide coula de nouveau.

Les deux amis rejoignirent le canapé où se trouvaient déjà Jules et Marie.

-Aaaaah ! Il est toujours aussi bon son planteur !

-Une vraie merveille.

-Quoi ? Julie est arrivée ? Vous auriez pu nous prévenir les gars !

-Et on fait quoi là ? Au lieu de râler, vous devriez vous dépêcher, vous savez à quel point il part vite…

Jules se leva avec précipitation, suivi de près par Marie. Les autres en profitèrent pour s’installer plus confortablement dans les coussins rembourrés.

Florian porta le verre à son nez. En fermant les yeux, il inspira longuement, profondément, savourant les odeurs qui venaient lui chatouiller les narines. Cela faisait maintenant 5 ans que le planteur de Julie était devenu la star des apéros dans leur groupe d’amis. On l’attendait, on l’espérait même ! Du coup, la pauvre ne pouvait se déplacer sans en apporter. C’est ce qu’on appelle être victime de son succès.

En règle générale, Florian n’aimait pas les alcools sucrés pourtant il faisait exception pour le n°2, surnom donné à la boisson pour une raison dont il ne souvenait plus. Déjà, parce qu’il n’y avait pas morceaux de fruits (il aimait les fruits mais pas comme ça) et en plus,  parce que ce n’était pas qu’un simple mélange rhum/jus de fruit/, non. Pour créer ce miracle, il fallait trois jus, ni plus, ni moins, de la goyave,  de la passion et de l’orange, en tout cas pour le faire à la façon de Julie. Elle arrivait à doser chacune des boissons pour qu’aucune ne supplante l’autre. Elle rajoutait à tout cela des épices, du zeste de citron, du sirop de sucre de canne et un ingrédient secret.

Cela faisait maintenant 5 ans que le jeune homme essayait de le découvrir. Il avait essayé de soudoyer Julie, de l’amadouer, de la faire chanter, de la chatouiller, de la soûler, rien y faisait. Jamais la jeune femme n’avait craché le morceau.

Florian inspira une nouvelle fois. Il percevait une odeur sucrée, légère mais tenace, qui laisserait presque un arrière-goût en bouche. Les autres éléments qui composaient le planteur ne pouvaient la dissimuler. Ne pas savoir le rendait fou. C’était comme avoir un mot sur le bout de la langue sans arriver à le prononcer.

Le jeune homme finit son verre d’une traite, le pose de façon brusque sur la table basse et fila en cuisine. Elle était là , comme souvent, pour ne pas dire comme toujours. Le reste se passa très vite au dire de ceux qui assistèrent à la scène.

Florian s’était approché, l’avait saisi par la taille, puis, il l’avait embrassé.

A suivre

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