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odeur du matin, suite

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Cette douce odeur qui pour certain leur rappel l’enfance et pour d’autres le dur labeur quotidien. Personnellement je préfère me référer au premier. En faite c’est simplement que je n’ai encore jamais travaillé de ma vie et que durant mon enfance je sentais cette odeur tous les matins. Comme un réveil naturel qui me sortait de ma torpeur, avant le chemin vers l’école. Cette délicieuse senteur était toujours suivi d’une caresse sur ma joue et d’un chuchotement léger de ma chère maman me disant : “Ma puce il est l’heure de se lever”.

Et c’est comme cela que ce sont suspendu la majorité des rêves de mon enfance. Tantôt interrompu au milieu d’un repas frugale, tantôt au milieu d’une chute dans le vide.

Après quelques minutes de douce léthargie, je soulevais enfin ma couverture prête pour affronter ma journée d’école et tous les soucis qui l’accompagnent. Oui, car à 8 ans se faire embêter par les garçons à la récréation constitue bien plus qu’un tracas. Les adultes ne comprennent pas ça eux, ils ne parlent que de factures et les vrais soucis d’enfants les importent peu. J’avoue, maintenant que je suis une presque une adulte j’ai du mal à comprendre comment j’ai pu me prendre autant au sérieux avec toutes ces broutilles de gamin. A croire que c’est le chemin obligatoire, pour pouvoir se dire plus tard : “Qu’est ce que s’était bien d’être un enfant”.

Il est 8h40, maman est en retard, comme d’habitude et moi aussi du coup. Elle m’abandonne presque devant le perron de l’école en me disant : “Vite vite, cours”. Alors je cours. Elle à à peine le temps de me rattraper pour me glisser mon gouter à travers la porte qui se ferme déjà. Je grimpe 4 à 4 les escaliers pour rejoindre ma salle de classe et pour la 1000 ème fois de l’année j’interromps la maitresse qui a déjà presque finit l’appel. Mes camarades se moquent de moi car je suis toute rouge et qu’ils ont remarqué bien avant moi, que j’ai encore une fois oublié mon sac.

Cela m’arrive souvent, je suis assez tête en l’air et quand je pars le matin je n’ai pas vraiment les idées en ordre. Souvent je me récite la poésie que j’avais à apprendre pour le jour même ou bien je m’amuse à inventer des jeux pour la récréation. Tout ça ne me laisse donc guère le temps de penser aux choses administratives.

De toute façon il est trop tard, maman est partie et il n’y a plus personne à la maison.

Sauf qu’aujourd’hui n’était pas un jour ordinaire. Et ça, ni maman, ni moi n’y avions pensé. Il y avait bien eu le petit mot de la maitresse dans le carnet de correspondance. Maman avait dû le signer. Sans doute, comme elle le fait d’habitude, un peu tête en l’air. Sans faire d’effort pour le mémoriser. Et moi ? Moi je suis une petite fille. Ma tête n’est pas faite pour retenir ce genre de choses pas importantes. D’abord, j’ai mes histoires d’écoles, les comptines à apprendre, les récitations, les histoires de soustractions et tout. Et puis à la maison je ne chôme pas non plus, faut pas croire. Y’a Doudou. En fait, il y a Doudou Chien et Doudou Lapin. Et ça fait toujours des histoires. Ah ça ! Parce que vous croyez qu’un chien et un lapin ça va bien ensemble, vous ? Vous avez déjà essayé ? Dans le même lit ? Souvent je les appelle Doudou Un et Doudou Deux, exprès, pour les énerver. Parce que Doudou Deux n’aime pas être numéro deux et Doudou Un se vante d’être le premier. Le chouchou. Doudou chouchou chienchien lapin. Pffffff, ils me font mal à la tête avec leurs histoires. Alors, quand un jour Doudou Chien est numéro un et Doudou Lapin est numéro deux, et ben le jour d’après c’est Doudou Lapin le numéro un et Doudou Chien le numéro deux. Comme ça, pas de jaloux. Pas de jaloux ? Vous pensez ! En fait c’est pire. Bref, vous voyez, il y a des histoires très importantes dont je dois m’occuper. Pas le temps de penser aux mots de la maitresse dans le carnet de correspondance. Ouais. Sauf que cette fois-ci, j’aurais quand même dû y jeter un œil. Parce qu’aujourd’hui n’est pas un jour ordinaire. Aujourd’hui, c’est le jour DU TEST DE PISCINE !!

A suivre

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